Le va-et-vient est le montage électrique le plus répandu dans les logements français pour commander un éclairage depuis deux points. Yokis, fabricant français rattaché au groupe Urmet, propose un kit va-et-vient sans fil fonctionnant en Zigbee (référence KITVV-UP) qui remplace le câblage navette traditionnel par une liaison radio.
Le principe : un micromodule récepteur encastré derrière l’interrupteur existant, associé à un émetteur mural sans pile, communiquent en Zigbee pour reproduire le comportement d’un va-et-vient classique, tout en ouvrant la porte à l’intégration domotique.
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Protocole Zigbee appliqué au va-et-vient : ce que cela change dans le boîtier
Un va-et-vient filaire classique repose sur deux interrupteurs reliés par des fils navettes. Toute la commutation est mécanique. Avec le kit Yokis Zigbee, le récepteur (un micromodule de la gamme UP) se loge dans la boîte d’encastrement derrière l’un des interrupteurs. Il gère la coupure du circuit d’éclairage.
L’émetteur, installé au second point de commande, envoie un ordre radio en Zigbee au récepteur. Les fils navettes entre les deux points deviennent inutiles, ce qui simplifie le câblage dans les rénovations où tirer de nouveaux fils est coûteux ou impossible.
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Le protocole Zigbee fonctionne en réseau maillé : chaque appareil alimenté sur secteur (ici le récepteur) peut relayer les trames d’autres périphériques Zigbee du logement. Ajouter un module Yokis derrière un interrupteur renforce donc la couverture radio de l’ensemble du réseau domotique, pas uniquement le point d’éclairage concerné.

Câblage du kit KITVV-UP Yokis : schéma et contraintes pratiques
Le récepteur du kit KITVV-UP accepte des charges jusqu’à 500 W. Il se raccorde en lieu et place de l’ancien interrupteur va-et-vient côté arrivée de courant (phase + retour lampe). L’émetteur mural, lui, ne nécessite aucun fil : il se fixe à la place du second interrupteur ou sur toute surface plane.
Points de vigilance lors du câblage
- Vérifier la profondeur de la boîte d’encastrement : le micromodule Yokis UP demande un boîtier de profondeur suffisante (minimum 40 mm en pratique) pour loger le module derrière la platine de l’interrupteur.
- Le neutre doit être présent dans la boîte d’encastrement du récepteur. Dans les installations anciennes où seule la phase arrive à l’interrupteur, un passage de neutre supplémentaire est à prévoir.
- L’émetteur Yokis est alimenté par une pile interne à longue durée de vie. Sa position est libre, mais il doit rester à portée radio du récepteur (quelques mètres en intérieur, à travers une cloison standard).
Le schéma de câblage fourni par Yokis est téléchargeable sur le site Urmet. Il reprend un branchement phase/neutre/retour lampe classique, sans navette. Le raccordement se fait sur bornes à connexion rapide, compatibles avec du fil rigide de section standard.
Intégration Zigbee2MQTT et Home Assistant pour le va-et-vient Yokis
Le kit Yokis KITVV-UP fonctionne de manière autonome dès l’appairage entre émetteur et récepteur. L’intérêt du Zigbee apparaît pleinement quand on intègre le récepteur à une box domotique.
Avec Zigbee2MQTT, le micromodule Yokis est reconnu et expose ses entités (état on/off, commande de bascule). L’appairage suit la procédure standard : passage du coordinateur en mode inclusion, puis mise en mode appairage du module Yokis selon la notice. La compatibilité avec Home Assistant via Zigbee2MQTT est confirmée par les retours de la communauté domotique francophone.
Ce que permet l’intégration domotique concrètement
Une fois le récepteur visible dans Home Assistant, le va-et-vient Yokis devient un interrupteur logique pilotable par des automatisations. Allumage programmé au coucher du soleil, extinction groupée de toutes les lumières au départ du logement, détection de présence couplée à l’éclairage : ces scénarios ne nécessitent aucun câblage supplémentaire, juste une règle dans l’interface domotique.
La télécommande Yokis (émetteur) reste opérationnelle même si la box domotique est hors ligne. Le va-et-vient physique continue de fonctionner sans serveur, un point souvent négligé avec d’autres solutions purement logicielles.

Zigbee ou Matter over Thread : quel avenir pour le va-et-vient connecté Yokis
Le protocole Zigbee est mature et largement supporté. Plusieurs grands fabricants d’éclairage connecté amorcent toutefois une transition vers Matter over Thread, un standard plus récent qui promet une interopérabilité native entre écosystèmes (Apple Home, Google Home, Amazon Alexa) sans passerelle dédiée.
Pour un utilisateur qui pilote déjà un réseau Zigbee via un dongle comme le Home Assistant Connect ZBT-2, une contrainte technique se pose : ce dongle ne gère pas Zigbee et Thread simultanément. Piloter à la fois des modules Yokis Zigbee et des luminaires Matter over Thread impose deux radios USB distinctes sur le serveur domotique, ce qui augmente le coût et la complexité de la topologie réseau.
Dans l’immédiat, le choix d’un va-et-vient Yokis Zigbee reste pertinent pour plusieurs raisons. Le réseau maillé Zigbee est éprouvé en environnement résidentiel. Les modules Yokis sont fabriqués en France et garantis cinq ans. La base installée de coordinateurs Zigbee (clés USB, passerelles) est très large, ce qui facilite le support et les mises à jour.
La question se posera différemment si Yokis propose un jour des modules natifs Matter. En attendant, un réseau Zigbee bien conçu autour de modules Yokis reste une solution fiable et pérenne pour transformer un va-et-vient filaire en point d’éclairage connecté, sans reprendre le câblage ni dépendre d’un cloud extérieur.

